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 You were my Hero - - Ki Kwang

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MessageSujet: You were my Hero - - Ki Kwang   Dim 17 Mai - 18:53

Trois heures. Trois foutues heures qu’il avait suivi les mecs qu’il avait devant lui. Ils buvaient verre après verre comme des trous sans fond à un tel point que certains allaient finir par rejeter le fast-food qu’ils avaient bouffé deux heures avant. Et le fait que certains soient pratiquement morts n’était pas prévu. Lire sur les lèvres de personnes déchirés : ça relève d’un défis sans nom. Entre le ralentissement de leur cerveau et les bugs de leur corps, il n’y avait plus grand chose à lire. Ji Kwang était donc obligé de lire sur les lèvres de ceux qui n’avaient que peu bus et qui se moquaient comme des abrutis de ceux qui étaient déjà bourré. Dix-huit du soir et déjà prêt à embrasser le sol. Ji Kwang les avait suivi après avoir entendu dans la rue des mots comme « réunion », « les brigadiers vont en chier » ou encore « il faut demander à Spider ». Spider : un nom qu’il avait déjà entendu parlé et qui ne faisait pas du tout référence à une quelconque bête aux longues pates souvent poilues et effrayante. C’était différent. C’était un mec, un terroriste qui plus est. Et rien que pour ça, il avait suivi le groupe qui d’apparence ressemblait à un groupe d’amis. C’était peut-être le cas. Mais Ji Kwang n’a pas pour habitude de jouer au terroriste avec ses amis.

Il avait commandé trois bières. Il arrivait presque à la fin de sa troisième et il ne se sentait pas d’en boire une troisième. Au risque de commencé lui-même à devenir un déchet sur pates. Mais c’était frustrant car depuis plus d’une heure que le groupe s’était assis dans le bar, il n’avait fait que parler de tout sauf d’informations utiles à Ji Kwang. Il avait appris les aventures de l’un et les tromperies de l’autre. Mais rien sur Spider. Rien sur une quelconque action future. C’était le néant entre l’alcool et les femmes. Il commençait sérieusement à se douter de l’utilité d’avoir suivi ces mecs. Il se demandait même s’il avait mal entendu. Peut-être c’était son cerveau qui lui jouait des tours. Peut-être qu’il avait tout simplement tellement souhaité avoir des informations à ramener au bercail que son cerveau les avait inventé. Génial. Il ne manquait plus que ça. Un cerveau qui lui provoque des hallucinations.

Sauf que son cerveau n’avait rien créé et il n’avait pas halluciné. Car soudain, il pu lire sur les lèvres d’un mec qui n’était pas bourré un « Spider ». C’était murmuré. Le groupe ne faisait pas autant de bruit qu’avant et ils semblaient être plus calmes. Les plus bourrés semblaient reprendre leurs esprits et du sérieux en entendant le nom. Et ça, c’était le signe que Ji Kwang attendait depuis plus de trois heures. Finalement, il n’avait pas gâché sa journée. Elle allait peut-être même devenir productive avec un peu de chance ! Il se rassit un peu mieux sur sa chaise, de manière à avoir la meilleure des vues sur les visages qu’il pouvait voir. Car certains étaient de dos, il n’avait donc aucune idée de ce qu’ils disaient. Et ça lui posait problème car ceux qui semblaient parler le plus étaient de dos. Il le devinait aux visages des autres membres du groupe qui semblaient hocher la tête à chaque fois qu’un des mecs de dos parlaient. Génial, il ratait des informations.

Il sentit son cœur rater un mouvement quand un des mecs dont il observait les lèvres depuis plusieurs minutes posa son regard dans le sien. Ok, ce n’était peut-être rien. Il le regardait juste. Sauf qu’un deuxième mec planta ses yeux sur lui et un troisième. Merde. Ji Kwang remit son masque en tissu noir contre les maladies sur son nez et vérifia que son bonnet tenait sur sa tête avant de se lever et de se diriger vers le comptoir pour payer. Il sortit un billet qu’il posa en face du patron.

« Vous pouvez garder le change. » Mais avant qu’il n’ait pu fuir hors du bar, deux mecs l’encadrèrent et lui sourirent jusqu’aux oreilles.

« Tu cherches ta dose peut-être ? » Oh. Ils l’avaient pris pour un drogué en manque de sa dose ? Si c’était le cas, il valait mieux jouer cette carte. « Ouais. Mais c’est pas vos affaires. »

Cependant, il sentit une main se poser sur son dos. Il vit le patron du bar hocher la tête et leur faire signer de bouger. Il vit un des mecs du groupe se déplacer jusqu’à les salles privés derrières le bar. Ils lui guidèrent et lui indiquèrent de passer plusieurs portes avant de se retrouver dans une pièce assez grande avec un meuglement quasi inexistant. Merde. Merde. Merde. Une sous planque des terroristes sans doute. Le barman devait se faire sucrer par les terroristes pour les héberger et les cacher et Ji était tombé dans le panneau comme un débutant. Génial. Il ne doutait pas que l’endroit devait être un véritable labyrinthe de pièces et de couloirs abritant plus de choses que Ji pouvait en imaginer.

Mais la chose qui intéressait le plus Ji c’était sans doute le corps qui se tenait debout en face de lui et de dos. Une araigne sur le sweat-shirt. Spider. Il avait bien entendu. Il avait bien lu. Le terroriste en question était bien là, en chair et en os. Et Ji n’avait nulle part où aller. Il était pris au piège. Mais il pouvait encore jouer quelques cartes. On ne voyait pas encore son visage et il n’y avait pas écrit Brigadier sur son front. Mais s’il était là, c’est que le groupe avait des doutes. Si seulement Ji savait à qui appartenait réellement le corps devant lui, il l’attraperait dans ses bras et enfouirait sa tête contre son torse comme il avait l’habitude de le faire. Mais Ji était ignorant de l’information pour laquelle il donnerait sa vie.
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MessageSujet: Re: You were my Hero - - Ki Kwang   Mar 19 Mai - 22:56


You were my Hero

JiJi & KiKi



Allongé dans le vieux canapé qui lui servait de lit, au deuxième étage d'un vieil immeuble en ruine, Ki Kwang fixait le plafond, l'air pensif. Il avait accordé une après-midi de détente à son petit groupe de terroriste. Résultat, il se retrouvait seul dans ce grand bâtiment. Oh, ce n'était sûrement pas la première fois, étant donné que cela faisait bientôt plus de deux ans qu'il avait élu domicile dans ces lieux. Depuis qu'il était arrivé à Séoul en fait, depuis qu'il avait abandonné sa famille. Il se demandait souvent s'il allait les revoir un jour, s'il aurait le courage de revenir après des années de silence radio. La sonnerie de son téléphone le tira de ses pensées. Il décrocha paresseusement et, après un court échange, il finit par se lever, s'équipant pour devenir Spider. Il empoigna sa veste, mais se contenta de la tenir par-dessus son épaule. Ce serait embêtant d'être repéré avant même d'avoir atteint sa destination. Il faut dire que son araignée ne passait plus inaperçu depuis le temps qu'il s'en servait pour narguer les brigadiers. Il finit par arriver dans un bar, ôta ses lunettes de soleil puis s'accouda au comptoir. Il échangea quelques mots avec le barman avant de se diriger vers l'arrière-salle. Il dut franchir plusieurs pièces et couloirs pour arriver dans la salle qu'il voulait. Il avait croisé un bon nombre de terroristes, tous trop occuper à leurs activités pour faire attention à lui. Lorsqu'il arriva, un homme, qu'il connaissait bien, était assis dans un fauteuil, deux grands gars bien baraqués posté de chaque côté de sa personne. Il n'y eut qu'un échange visuel entre les deux principaux intéressés, puis l'homme tendit un dossier à Ki, qu'il prit sans rechigner, avant de s'en aller, toujours sans aucun bruit, laissant Ki Kwang seul. Un soupir franchit la barrière des lèvres de ce dernier tendis qu'il se laissa tombé dans le fauteuil, désormais libre. Il feuilleta rapidement le document qu'il tenait dans les mains. Il en retient chaque petit détail, même les plus infimes.

Demain, il commencerait la filature, si tout se passe bien, dans une semaine, ils auraient les infos nécessaires pour passer à la phase deux. Bon, ça n'allait pas être très long. Si tout se passait bien. Ki Kwang n'aimait pas les complications, c'était ennuyant. C'était surtout imprévisible. Il est vrai que Ki n'était pas contre un peu de suspense, mais dans ce genre de métier, ce n'était pas recommandé. Il avait surtout peur que les choses dérapent. Bon, il devait se mettre aux préparatifs. Il envoya un message à l'un de ses gars, leur signalant qu'il était au bar et qu'ils devaient rester dans les environs, il allait avoir besoin d'eux, une petite réunion s'imposait. Minuit, ils avaient intérêt à être à l'heure. En attendant l'heure H, Ki décida de commencer à enquêter sur l'ordinateur posé dans un coin. Il y passa presque trois heures, jusqu'à ce qu'on frappe à la porte. Sans pour autant se détourner de son ordinateur, il bafouilla quelque chose de quasi-incompréhensible. La porte s'ouvrit malgré tout sur l'un de ses gars. Ki Kwang leva un regard interrogateur vers lui, il avait pourtant bien dit minuit. Certes, il n'aimait pas les retards, mais ce n'était pas la peine d'être autant en avance. Il n'eut cependant pas le temps de dire quoi que ce soit qu'on lui annonça qu'ils avaient mis la main sur un fouineur qui les espionnait. Et bien, ce n'était pas si mal, Ki commençait à s'ennuyer.

Ki Kwang attrapa son sweat et partit en direction de la salle que son acolyte lui avait indiquée. C'était une assez grande salle, rien de bien particulier à l'intérieur à part une grande table circulaire, quelques chaises et une sorte de comptoir. C'était surement ici que les parties de poker clandestines se faisaient. En tout cas, il n'y avait pas grand chose pour s'amuser ici, Ki n'aillant pas prit ses petits jouets. Avec l'aide de son ami, il poussa cette grande table vers le fond de la pièce, histoire de faire un peu plus de place. Ki Kwang eut juste le temps d'enfiler sa veste et ses lunettes de soleil que la porte s'ouvrit. Il était resté de dos, mais il n'était pas difficile de deviner que c'était bien son groupe qui était entré dans la pièce.
- Regarde un peu ce qu'on a surpris en train de nous épier! Une fouine!

Des rires gras et bruyants envahirent la pièce tendis qu'un sourire se dessinait sur les lèvres du terroriste. Il fit remonter son écharpe jusqu'à son nez, de sorte à ce que l'on ne discerne aucune partie de son visage, puis il se retourna enfin pour faire face à sa future victime. Un bonnet et un masque cachait une bonne partie de son visage, mais, du peu qu'il put observer, il n'avait l'air que d'un gamin. Un gamin qu'il avait surement déjà vu quelque part. Ki n'était pas du genre à oublier un visage, même la plus petite partie. Enfin, il passa outre ce détail, ce soir, il était Spider, il ne devait pas mélanger le noir et le blanc, si seulement il savait... Cependant, il ne savait pas, et il comptait bien s'amuser un peu. Spider attrapa deux chaises et les traina derrière lui. Il en balança une dans la direction du groupe, qui ne s'attarda pas à la positionner face à Ki et à asseoir le malheureux dessus, tendis que lui prenait place sur l'autre, le dossier contre son ventre. Ki resta un bon moment silencieux, dévisageant son vis-à-vis à travers ses lunettes teintées. Ce n'est que quelques minutes plus tard qu'il finit par ôter ces mêmes lunettes, ne laissant apparaitre que ses yeux. Ce n'était qu'un gamin, il n'allait quand même pas y aller avec l'artillerie lourde. Bon, de toute façon, il n'avait pas l'artillerie lourde, seulement deux trois petites bricoles qui pouvaient servir à infliger une quelconque douleur. Pas très intéressant.
- Alors comme ça on espionne la conversation des grands? C'est pas très poli tu sais. Est-ce que tes parents t'ont appris à rester à ta place?

Bien évidemment, s'il savait qui étaient les parents du jeune homme, il l'aurait peut-être moins ramené. En attendant, il faisait en sorte de parler avec une voix plus grave que sa voix d'origine, comme toujours, pour ne pas qu'on le repaire dès le premier mot qu'il prononçait. Jusqu'à aujourd'hui, ça avait plutôt bien marché, car il ne s'était pas fait attraper. Spider fixait son vis-à-vis droit dans les yeux, comme s'il voulait le percer à jour, le faire parler sans même qu'un son ne sorte. C'était une technique pour déstabiliser l'adversaire. Ca ne marchait pas avec tout le monde, mais c'était assez efficace pour, au moins, briser la première couche. Enfin, dans ce cas-là, c'était plutôt celle de Ki Kwang qui était en train de s'effriter. Il commençait à se poser des questions sur ce type, c'était perturbant, surtout que c'était bien la première fois que Ki doutait de sa prodigieuse mémoire. N'était-ce pas une protection que son cerveau effectuait automatiquement? Peut-être avait-il déjà reconnu ces yeux, mais, inconsciemment, il ne voulait simplement pas l'admettre. Peut-être qu'il se voilait juste la face, sans même s'en rendre compte. Mais pour le moment, toutes ces hypothèses menaient à une seule chose, un trou noir, il ne pouvait toujours pas associer la personne qu'il avait devant lui à un visage. C'était frustrant, cependant, Kikwang fit tout pour rester dans son personnage et masquer cette frustration. Il resta donc silencieux, attendant une quelconque réaction. De toute façon, il ne pouvait pas fuir, deux de ses gars étaient posté devant la porte et les autres encerclaient la pièce, il n'avait aucune échappatoire.




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MessageSujet: Re: You were my Hero - - Ki Kwang   Jeu 21 Mai - 1:15

Ji Kwang ne s’était jamais vu comme un héro ni comme quelqu’un de réellement utile pour sa nation. Il se voyait plus comme une aide quelconque qui pouvait servir à qui voulait savoir des choses qu’ils pouvaient voir mais ne pas entendre. Il n’était pas le meilleur brigadier qui soit. Il était jeune certes, il n’avait pas encore l’âge de recevoir les distinctions d’une personne avec plus d’expérience que lui mais il n’était pas non plus le tire au flanc de service. Il n’avait pas non plus l’ambition de devenir quelqu’un d’important la brigade. Il n’avait pas l’envie ni le désir de devenir le supérieur hiérarchique de qui que ce soit. Non. Ji Kwang avait d’autres plans. Plus fous pour certains, plus modestes pour d’autres. Ji Kwang avait envie de retrouver son frère. Il avait envie de retrouver la partie de lui qui s’était envolé il y a des années de cela. Il avait envie de mettre un mot et une explication sur cette disparition. Et après ? L’avenir lui dira. Après peut-être songera-t-il à avoir de l’ambition dans son boulot. Peut-être cherchera-t-il à avoir une vie plus rangée ? Jamais. S’il savait. S’il savait ce que l’avenir lui réservait, il saurait. Oui, il saurait que jamais il ne chercherait à avoir une vie rangée. Bien au contraire. Il chercherait à devenir plus fort dans la Brigade, à obtenir le plus d’informations possibles et à devenir le plus influant possible pour protéger ce que depuis l’enfance il admirait.

Quand il était arrivé dans cette salle, il avait sentit que les heures à venir ne seraient pas des plus tendres. Quand il avait vu l’araignée sur le dos de l’homme en face de lui, il avait compris que les heures à venir, il sera l’homme à qui on soutirerait des informations. Quand on l’avait assit sur la chaise face à Spider, il avait compris qu’il ne ressortirait pas en un seul morceau. Il n’avait jamais aimé se retrouver dans cette situation. Il avait toujours trouvé un moyen de s’en sortir. Malgré ses petites jambes, il courait vite. Assez vite pour semer ses ennemis. Assez vite pour s’amuser à les narguer avant de les perdre au détour d’une rue. Mais aujourd’hui, il ne pourrait pas s’amuser. La porte derrière lui était la seule sortie et elle était trop bien gardée. Il était seul contre un groupe. C’était impossible. Il sortira quand les autres décideront qu’ils en auront fini avec lui. Est-ce qu’il avait peur ? Oui et non. Il avait été préparé à l’éventualité d’une telle situation. Mais s’y retrouver était complètement différent. Il savait qu’il devait peser ses mots, ne pas trop faire le malin, en ne divulguant aucune information tout en cherchant à en acquérir. C’était un jeu subtil qui allait démarrer et il savait d’avance qu’il n’en serait pas le gagnant.

Spider. Cet homme caché sous son écharpe, son sweat et ses lunettes. Ji Kwang peinait à voir un brin de peau. Il n’y avait que les mains de l’homme devant lui qui étaient découvertes. Des mains communes et étranges à la fois. C’était des mains à la teinte de peau claire. Des mains d’hommes. Il ne pu rien deviner de plus. Mais, une chose naturelle et étrange se passa alors. Spider parla. La voix était grave mais si étrangement familière. C’était étrange comment il semblait connaître cette voix mais comme en même temps elle semblait totalement inconnue. Il en plissa les yeux de confusion. Il mit quelques minutes à enregistrer le fait que Spider lui avait parlé. Il dû se reprendre et reposer son regard sur le terroriste. À présent, il avait très envie de voir les yeux qui se cachaient sous ces lunettes et les lèvres sous cette écharpe. Mais ce n’était pas le moment opportun pour risquer tout geste brusque.

« Quand j’étais gamin, on m’a souvent répété que sur deux enfants, la politesse ne va qu’à l’aîné. Enfin, un terroriste qui parle de politesse, c’est sans doute le comble. De nous deux, je pense que tes parents ont fait le travail le plus pourri. »

Si Ji Kwang avait pu deviner qui était l’homme en face de lui, il aurait peut-être ri de sa remarque. Car une même éducation a donné deux enfants différents. C’était curieux et fascinant à la fois. Ji Kwang n’avait pas changé sa voix. Il ne s’imaginait pas un instant savoir qui se cachait derrière cette écharpe. Il n’avait jamais imaginé que son frère puisse faire partir du clan adverse. C’était tout bonnement impossible. Cela ne faisait aucun sens pour lui. Il avait ressortit une phrase qu’on lui répétait souvent : « Sur deux Lim, la politesse n’a été donné qu’à Ki. » Ji n’était pas forcément mal poli lorsqu’il était enfant, mais il ne se privait pas pour insulter quiconque ne le respectait pas lui, ses amis ou sa famille. Ji Kwang voyait ses yeux fixés sur lui : il ne quittait pas son visage. C’était assez dérangeant dans un sens. Ji avait l’habitude d’observer et non d’être observer. Le mec devant lui avait une aura qui mettait Ji de plus en plus mal à l’aise. Il se sentait de plus en plus comme une proie prête à se faire dévorer. Il essayait plusieurs plans de sortie mais ils étaient plus pourris les uns qui les autres.

« Pour éviter de passer plusieurs minutes inutiles, allons droit au but : tu peux crever pour que je te dise quoi que ce soit. Je te dirai même pas le nom de ma tortue si j’en avais une. »

Ji Kwang trouvait les tortues amusantes. Ces petites bêtes étaient bien plus rapides qu’on ne pouvait l’imaginer et il s’était pris à vouloir une tortue un jour. Ji aimait bien se faire des mémos techniques : si Spider et sa bande voulaient passer par la case torture, il avait appris à protéger du mieux que possible son esprit en essayant de penser à autre chose. Une chose légère et débile : il avait trouvé la tortue. Cela ne faisait ni référence à son identité ni à son boulot. Mais tout de suite, il n’avait pas réellement envie de passer par la case torture. Son cœur, son corps et son esprit lui disaient de fuir. De ne pas provoquer l’homme en face de lui. De tout faire pour se préserver de ses coups.

Peut-être était-ce le regard insistant caché sous les lunettes ou la sensation qu’il avait d’être pris au piège mais dans touts les cas, Ji Kwang ne pouvait pas juste rester assit et attendre son sort comme une pauvre victime. Qu’importe ce qu’il allait arriver, il allait se battre pour l’éviter. Et plus il regardait les yeux de l’homme plus il avait cette dérangeante impression de connaître les pupilles devant lui. Les sourcils semblaient familiers tout comme les marques sur la peau. Il les connaissait. Oui. Il les avait déjà vu. Mais, il n’arrivait pas y mettre un nom. Cela n’avait aucun sens. Et les battements de son cœur s’accélérèrent. Il ne comprenait pas qu’il n’arrivait pas à se souvenir à qui ces yeux appartenait et à l’intérieur de lui-même, il ne voulait pas savoir. Alors il se leva brusquement et attrapa la chaise sur laquelle il était assit pour la balancer sur un des mecs du groupe qui était proche de lui. L’homme tomba sec au sol sur la surprise. Un deuxième s’avança vers lui et, toujours avec la même chaise, il le repoussa. Il allait se diriger vers la porte quand il se sentit projeté à terre. Il atterrit face contre terre, les yeux fermés à cause de la douleur qu’il ressentit à son poignet droit. Dans sa tête, ses souvenirs se mélangeaient. Il entendit des bruits de pas : ceux de Spider. Il se demandait ce que l’homme allait lui faire. Mais plus il réfléchissait, plus il se sentait mal. Il était pris au piège, il venait de tenter de s’enfuir, de taper deux mecs et s’était jeter au sol avec une facilité déconcertante. Sa peau ? Elle deviendra sans doute bleu ce soir.
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MessageSujet: Re: You were my Hero - - Ki Kwang   Ven 29 Mai - 21:44


You were my Hero

JiJi & KiKi



Toute sa vie, Ki Kwang avait rêvé d'une vie normale, entouré de ses proches. Il aurait voulu être PDG de sa propre entreprise, il aurait offert à ses parents une magnifique maison, il aurait surement vécu près de son frère et ils se seraient vu souvent, de même pour ses amis. Peut-être même qu'il aurait eut une femme et, qui sait, des enfants. Mais, malheureusement, tous ses rêves ont été brisés du jour au lendemain. La vie en avait décidé autrement, désormais, il ne vivait que pour la vengeance. Certes, il avait abandonné sa famille, son frère qui croyait en lui, il avait fait preuve d'un égoïsme sans nom, mais il ne pouvait plus vivre sachant que la société en laquelle il croyait l'avait tout simplement abandonné. Il ne pouvait pas laisser la mort de son meilleur ami impuni. Et puis, cette guerre n'avait pas arrangé les choses, rendant son retour impossible. Il ne pouvait pas risquer de mettre sa famille en danger, raison pour laquelle il n'avait jamais parlé de ses parents ou de Ji Kwang à quiconque. De toute façon, il espérait ne pas les revoir avant un bout de temps, il n'avait absolument aucune idée de ce qu'il pourrait trouver comme excuse si jamais il tombait nez à nez avec un Lim. Du moins lorsqu'il saura qu'il est tombé nez à nez avec un Lim. Lui, il pensait juste attendre que cette guerre se termine, puis revenir à la maison et reprendre une vie normale, espérant fort ne jamais être rattaché à Spider. Bien sûr, en attendant, il allait essayer de ne pas se faire choper et surtout, de survivre, parce que ce n'est pas que l'on n'est pas en sécurité en temps de guerre, mais un peu quand même.

Ki Kwang avait à peine eu le temps d'enfiler sa tenue que son groupe avait débarqué dans la salle, en compagnie de leur prochaine victime. Maintenant, il allait pouvoir s'occuper un peu. A l'instant où son vis-à-vis avait été forcé de s'asseoir sur la chaise que Spider lui avait balancé, le terroriste avait débuté la partie. Désormais, c'est celui qui tiendra le plus longtemps qui gagnera. Bien évidemment, Ki Kwang était sûr de gagner, après tout, ce n'était pas lui qui était sur la chaise d'interrogatoire. Il n'avait jamais torturé quelqu'un de sa propre initiative, juste pour s'amuser, il se contentait de suivre les ordres qu'on lui donnait sans poser de question, mais bon, ce type avait l'air louche alors, s'il pouvait rapporter quelques informations de plus, ça n'allait faire de mal à personne. Enfin, sauf au principal intéressé. Ki Kwang laissa planer un long silence, scrutant sa victime de haut en bas. Il avait l'air jeune, pas plus de la vingtaine. Il était emmitouflé dans un bonnet et un masque, surement pour cacher son identité. Bien, après tout, si lui pouvait cacher son identité, pourquoi pas l'autre? Et puis, ça rendait la partie plus intéressante. Du moins, il essayait de s'en convaincre. Il mourrait d'envie de mettre un visage sur ces yeux qu'il semblait connaitre, mais il ne pouvait juste pas. Avait-il peur? Peut-être. Depuis un petit moment, il s'était mis à redouter le jour où son frère se mettrait à sa recherche. Il était quasiment sûr qu'il allait le faire, ce n'était qu'une question de temps. A moins qu'il ne se soit convaincu de sa mort. C'était peut-être préférable au final, vu ce qui les attendait.

Spider daigna enfin briser ce silence oppressant. D'une voix plus grave que sa voix habituelle, il ne fit que dire des paroles qui semblaient anodines pour quelqu'un parlant à son cadet. La situation, cependant, ne laissait pas place au doute quant aux intentions malsaines de l'aîné. Les avant-bras calés sur le dossier de la chaise, Spider dévisagea de nouveau sa victime, attendant sa réaction. Cette dernière ne se fit pas attendre car le cadet lui répondit, ce qui, étrangement, surpris fortement Ki Kwang. Il faut dire qu'il ne s'attendait pas à ça. Non seulement son visage l'avait intrigué, mais maintenant, il était certain que ce timbre de voix lui était familier. Ce n'était pas la première fois qu'il l'entendait, c'était sûr. Et puis cette citation, il l'avait déjà entendu quelque part aussi. Ses parents répétaient souvent qu'il n'y avait que Ki Kwang qui avait hérité de la politesse. C'est vrai qu'à l'époque, Ji Kwang était un vrai casse-cou tendis que Ki jouait les enfants modèles. Quelle ironie, maintenant, c'était Ki qui se retrouvait dans la peau du mauvais garçon, et Ji qui se retrouvait dans la peau du gentil. Si Kikwang l'avait su, il aurait surement ri. Il n'aurait jamais cru ça un jour. Enfin, il se reprit rapidement lorsque son vis-à-vis mentionna ses parents. Fort heureusement, les fautifs n'étaient pas ses parents qui, rappelons-le, lui avait tout de même donné une éducation exemplaire. Un léger rire se fit entendre. Spider secoua doucement la tête avant de planter son regard glacial dans celui de sa victime.
- Mes parents n'y sont pour rien, c'est la société qui est à blâmer.

Il n'en dit pas plus. Il ne voulait pas se faire prendre à son propre jeu en laissant échapper de potentiels indices, même s'il avait grandement envie de prouver à tous ces pantins à quel point leur société était pourri jusqu'à la moelle. Il se contenta donc de laisser son regard pénétrer dans l'âme de son vis-à-vis. Ce-dernier se sentait de plus en plus mal, c'était une bonne chose, ça voulait dire que cette technique de déstabilisation marchait. Tant mieux. Quelques longues secondes s'écoulèrent avant que sa victime ne prenne de nouveau la parole. Alors il était déterminé à ne rien dire? Et bien, voyons s'il était assez fort pour tenir sa résolution jusqu'au bout. En tout cas, il semblait une technique pour tenter de distraire son esprit. Avait-il peur? S'il avait peur, c'était encore mieux. Pourtant, il ne vit pas la terreur qu'il pouvait observer chez certaines de ses victimes, mais il sentait tout de même cette appréhension des prochaines heures. Bon, il allait faire avec. C'est vrai qu'avec le temps et l'expérience, Ki Kwang avait développé un malin plaisir à faire souffrir les gens, il avait le pouvoir sur eux, il avait leur vie entre ses mains et ces pauvres gens ne pouvaient rien y faire. Il avait leur vie entre les mains, mais pourtant, il n'avait encore jamais tué personne, il se contentait de les torturer jusqu'à avoir toutes les informations voulues, puis il les abandonnait à des endroits stratégiques, où il était sûr qu'ils seraient retrouvés.Il ne voulait pas spécialement leur sauver la vie, ou peut-être un peu quand même, il voulait surtout les utiliser comme provocation, pour rappeler au gouvernement que Spider rodait toujours, mais qu'ils n'avaient aucun moyen de l'arrêter. Ce pauvre garçon en face de lui allait surement subir le même sort que les autres. Vivant mais toujours marqué à vif.

Spider n'avait pas vraiment l'intention de suivre la procédure habituelle avec ce gosse. D'une, parce qu'il n'avait rien pour le torturer comme il se doit. De deux, parce qu'il n'était pas sur la liste de ses cibles. Et de trois, parce qu'il n'était pas dans ça planque, et ça, ça le perturbait un peu, les cris risquaient de s'entendre trop facilement. Ce gamin avait vraiment de la chance. Du moins, c'était sans compter sa petite tentative d'évasion. Son acte surprit Spider, d'ailleurs, il ne s'y attendait vraiment pas. Il resta cependant assis sur sa chaise, observant la scène l'air surpris. Ses gars eurent vite fait de reprendre la situation en main de toute façon. Le terroriste se leva et marcha doucement en direction d'une jeune homme, gisant au sol. Du pied, il le retourna sur le dos et l'immobilisa en compressant, toujours avec le pied, sa poitrine. Il s'accroupit près de lui et afficha un sourire caché par son écharpe.
- T'as des couilles, gamin. J'ai rarement vu des cibles tenter de s'échapper. Se défendre oui, mais s'enfuir... Ca relève du suicide...

Voilà un langage presque jamais utilisé par Ki Kwang, d'habitude si poli et courtois. Il n'aimait pas ce genre de vulgarité, contrairement à son petit frère, il n'en disait jamais. Pourtant, il rentrait à merveille dans la peau de son personnage. D'ailleurs, pour rester dans la peau de Spider, il devait réfléchir à ce qu'il allait lui faire. Après tout, il venait de faire une tentative de fuite, il ne pouvait pas laisser ça impuni. Il enleva son pied de la poitrine du jeune homme, puis le saisi presque instantanément par le cou, le relevant avec une facilité déconcertante. Il l'étranglait? Et alors? C'était le but, non? Non, il ne serrait pas assez fort pour l'étrangler, mais assez pour le maintenir sous son contrôle. Il fallait qu'il donne l'illusion que s'en était fini pour lui tout en laissant planer le mystère sur ses réelles intentions, car, au final, il n'allait pas le tuer, loin de là. Tant pis s'il n'avait rien, il allait se débrouiller. Dans un bar, on peut trouver toutes sortes d'objet tranchant qui pourrait faire l'affaire. Il regarda son cadet droit dans les yeux, son visage à seulement quelques centimètre du sien avant de le projeter contre la table de poker. Spider ne lui laissa même pas le temps de reprendre ses esprits qu'il s'approcha dangereusement de lui pour lui asséner un coup de poing dans la mâchoire, puis un coup de genou dans le ventre. Il fit ensuite un pas en arrière et observa le jeune homme.
- Tu noteras que cette piètre tentative ne t'auras coûté que plus de souffrance, gamin.





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MessageSujet: Re: You were my Hero - - Ki Kwang   Sam 13 Juin - 11:22

Parfois, Ji Kwang pensait à ce que faisait son frère s’il était encore en vie. S’il n’avait pas fuit dans un autre pays sans vouloir se retourner de peur que ses proches ne le retiennent. Au fond de lui, Ji Kwang aurait préféré cette option. Son frère aurait été à la recherche d’une vie meilleure. Une vie que ses parents, son frère et ses amis n’auraient peut-être pas compris. Et pour cela, il avait disparu. Mais Ji Kwang savait que ce n’était certainement pas ça. Cela ne ressemblait pas à son frère. Son frère ne les aurait pas abandonné comme ça. Pas sans une explication. N’est-ce pas ? Il était loin de savoir la vérité. Ji Kwang n’avait jamais réellement pensé à un avenir précis et certain. Parfois, il se prenait à rêver d’avoir eu une vie banale. D’autres fois, il se souvient que quelques années en arrière, il était bien insouciant. Il ne pensait qu’à s’amuser, à vivre sa vie, à s’inventer une aventure et à poursuivre des rêves bien futiles. Ji Kwang était un esprit libre qui avait le luxe de ne pas penser à savoir ce qu’il se trouvera sur la table le soir : ses parents le faisaient pour lui. Il avait toujours pu être insouciant et il en avait profité. Des deux frères, il était le moins responsable, le plus insouciant et le plus casse-cou. Il était un peu la plaie de sa famille. Il agissait plus souvent avant de réfléchir dans certaines situations. Mais Ji Kwang avait grandit. Sa nature renfermée s’était développée et il avait appris à observer plus qu’à parler. Mais agir… Il continuait souvent à prendre des décisions débiles. Mais Ji s’en foutait. Il n’était pas dans la brigade pour obtenir des grades ni gravir les échelons. Il était pour une seule et unique raison : trouver son frère et mettre des bâtons dans les roues de ces foutus terroristes.

Et quel honneur aujourd’hui d’être en présence de Spider. Il avait entendu bons nombres d’histoires sur lui. Sur sa férocité, sa violence et sa dangerosité. Il n’avait jamais réellement souhaité le rencontrer en personne : Ji n’était pas sadique. Tout entretien physique avec Spider se résultait avec un corps qui ne fonctionnait plus très bien. Et Ji n’avait pas trop envie de passer par la case torture de ce mec là. Alors, assit sur cette chaise et attendre son heure arrivée : cela mettait ses nerfs à rude épreuve. Il avait envie de se lever et de courir. Loin d’eux. Mais en même temps, il avait terriblement envie de rester. Il savait. Il savait que plus il restait, plus il pouvait obtenir des informations. Et il avait ce sentiment au creux de lui qui lui disait : attend, prend quelques coups, c’est le paiement pour obtenir des réponses. Mais Ji n’avait pas envie de finir sur un lit d’hôpital ou même six pieds sous terre. Quand bien même il ne passerait que par l’hôpital : ce serait une perte de temps. Du temps qu’il aurait pu passer à chercher des informations. C’était sa drogue : tout en savoir plus. Ji était devenu une véritable fouine. Chaque conversation pouvait contenir des informations, chaque mot bas pouvait détenir un mot clé. Et il en avait besoin.

Spider lui répondit. Oui, sans doute que les parents n’y étaient pour rien. Pas tous n’étaient élevés pour devenir ce qu’ils sont. Certains ont choisi cette voie. Et il semblerait que Spider soit une de ces personnes. La société à blâmer ? Peut-être. Mais les personnes qui mouraient en dommage collatérale : ils n’avaient rien demandé. Et c’était ça que Ji voulait combattre. Tous ces dommages collatéraux qui n’avaient rien demandé et qui s’étaient vu tuer ou qui avait un nouveau sentiment présent constamment dans leur tête : haine. Alors J se leva pour tenter de fuir d’une manière désespérait. Son esprit était en total contradiction. Une partie de lui voulait qu’il reste et l’autre lui suppliait de fuir. Qu’importe les informations ici, elles ne feraient que le détruire un peu plus. Face contre terre, il entendit les pieds de Spider se rapprochait de lui comme les cliquetis de l’horloge d’un homme condamné à mort. Il retourna Ji sur le dos et Ji puis planter ses yeux dans ceux du terroriste. C’est fou, cette silhouette vu d’en bas était si impressionnante. Elle lui donnait la chaire de poule. Pourtant, elle lui semblait familière. Il mit son pied sur sa poitrine et s’accroupie. Ji pouvait sentir l’air sortir lentement mais sûrement de ses poumons. Il avait du mal à faire entre de l’oxygène avec le poids de l’homme sur son corps. Et Spider parla derrière son écharpe. Ah… Ji avait des couilles ? Ça relève du suicide que de vouloir fuir ? Mais son esprit lui criait de fuir alors que corps lui criait de rester. Peut-être allait-il mourir aujourd’hui ?

Mourir… Ji Kwang ne voulait pas. Ji Kwang fronça les sourcils et son regard devint plus dur et plus froid. Qu’importe ce qu’il allait arriver, il se relèverait. Il ne laisserait pas Spider jouer avec lui. Il avait encore des choses à faire. Il avait encore une vie à vivre. Et qu’importe s’il avait peur, il ne se laissera pas faire. Il ne restera pas immobile face à la sentence que le terroriste avait décidé de lui infliger. Ça avait toujours été comme ça quand il était gamin. Il pouvait se retrouver devant quatre mecs alors qu’il était seul, il ne se laissait jamais faire. Il revenait souvent en sang chez lui et recevait la colère de ses parents. Il gardait les épaules hautes et droites et le regard fier et dur. Bien sûr qu’il avait peur, mais il avait ce brin de folie sur l’épiderme qui l’incitait à agir qu’importe les conséquences de ses actions. Ki Kwang avait toujours été présent pour le protéger. Devant ses parents, devant les professeurs et devant d’autres mecs avec qui il avait des ennuis. Mais aujourd’hui son frère ne le protègerait pas. L’ironie du sort avait voulu que ce soit tout le contraire : aujourd’hui c’était Ki Kwang qui allait devenir le bourreau de Ji Kwang.

Spider retira son pied de sa poitrine mais Ji n’eut pas le temps de comprendre la suite qu’il sentit la main du terroriste sur cou et son corps être relevé. Il mit ses mais sur les avant-bras de Spider pour tenter de le faire desserrer son emprise. Il étouffait et il n’avait pas envie de perdre connaissance ou de mourir aussi rapidement. L’espace d’un instant, il vit les visages des personnes qui avaient compté dans sa vie. Ils défilèrent un par un sous ses yeux. Jusqu’à celui qui hantait ses jours : son frère. Et plus le visage du terroriste se rapprochait du sien, plus il avait l’impression que c’était celui de son frère. Cela le pétrifia. Non pas parce qu’il comprit la situation dans laquelle il était mais parce qu’il se disait que son cerveau devait être vraiment en situation de détresse pour lui jouer des tours pareils. Spider le jeta contre la table de poker et son dos s’écrasa lamentablement contre. Un craquement se fit entendre : léger mais certains. Une côte ou deux. Le choc n’avait pas été assez puissant pour les casser mais les fêlés oui. C’était d’ailleurs sans doute l’origine du bruit. Il gémit sous la douleur mais n’eut même pas le temps de s’appuyer à la table que le terroriste revint à la charge. Un coup de poids dans la mâchoire et un dans le ventre. Des deux, le coup dans le ventre fut le plus douloureux. Sans doute à cause des côtes. Il se ratatina sur le sol en gémissant et en se tenant le ventre. Piètre tentative ? Ji releva les yeux vers Spider : son regard était furieux.

« Sans doute mais je ne vais pas non plus te faciliter la tâche à tes chiens et toi ? »

Traiter le groupe de Spider de chiens n’était peut-être pas la meilleure rhétorique de Ji aurait pu employer. Mais la douleur lui avait fait une montée d’adrénaline et fait disparaître sa peur. C’était bien ça le problème de Ji : plus il était acculé plus il montrait les crocs. Et c’était souvent à cause de ça qu’il s’était souvent retrouvé dans des situations délicates. Ji s’avança légèrement trop loin pour que ses mains ne puissent toucher Spider mais assez pour que ses pieds, eux, le puissent. D’une manière rapide, il leva sa jambe droite et heurta violemment la tête de Spider l’envoyant au sol. Sur un homme normal, ça aurait été un K.O. mais sur Spider, il en doutait fortement.

« C’est quoi la suite ordure ? Relève-toi petite merde ! Montre moi ce que le grand Spider sait si bien faire ! »

Oui, c’était suicidaire. Encore plus que sa tentative de fuite. Frapper Spider et l’envoyer au sol : il avait sans doute signé son arrête de mort. Le provoquer en plus ? Il ajoutait l’option ‘crever de manière lente et douloureuse’ à son sort. Mais son corps était furieux. On dit que le corps à sa propre mémoire… S’il savait qui était devant lui, il dirait que son corps est en colère de se faire traiter de la sorte par Ki Kwang. Mais, il ne savait pas qui le mec au sol était. C’était juste Spider, une ordure parmi les terroristes. D’ailleurs, avec le coup de pied de Ji Kwang, l’écharpe n’était pas aussi bien nouée qu’avant. Mais elle cachait toujours aussi bien le visage du terroriste et ça, ça mettait Ji en colère. Qui a se faire battre à mort, autant tenté de voir le visage de son bourreau. Comme ça, si Ji survit : il aura toujours la possibilité de faire un portrait robot de la tête de Spider. Enfin, c’est ce qu’il aurait aimé faire mais qu’il ne ferait sans doute jamais.
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MessageSujet: Re: You were my Hero - - Ki Kwang   Dim 5 Juil - 21:06


You were my Hero

JiJi & KiKi



Ki Kwang avait mal tourné, c'était le cas de le dire. Lui qui, pourtant, devait avoir un grand avenir. Ses professeurs, ses parents et tous les adultes qu'il a pu fréquenter lui disaient qu'il irait loin dans la vie. Lui-même pensait qu'il irait loin. Résultat, il se retrouvait à devoir vivre dans un immeuble abandonné miteux, torturer des gens qui ne lui avaient absolument rien fait et mentir à tous ceux qu'il croisait. On ne pouvait pas vraiment appeler ça une vie. En tout cas, qui eut cru que le brillant Lim Ki Kwang finirait ainsi. Mettre une telle intelligence au service d'une cause pareil, c'était inimaginable. Ki était pourtant le genre de gars sage qui savait s'amuser sans faire de vague, mais on dit que se sont les plus calmes qui sont parfois les plus dangereux. Ce jour-là, il y a deux ans, Ki Kwang avait péter un câble et il était parti, c'était aussi simple que cela. Il aurait peut-être pu envoyer une lettre, donner un signe de vie pour ne pas que sa famille s'inquiète. Mais s'il l'avait fait, ils auraient été capables de le rejoindre à Séoul et ça, c'était la dernière chose qu'il désirait. Malheureusement pour lui, il n'allait pas tarder à avoir une mauvaise surprise. Séoul est une grande ville, certes, mais, comme on dit, le monde est petit. Peut-être un peu trop petit même.

En attendant, on lui avait amené un peu de distraction avant le début de la réunion. C'était une bonne chose, et puis, au moins, son groupe était sur place, il n'aurait qu'à se débarrasser du garçon et faire sa réunion. S'il pouvait se coucher plus tôt, ce n'était pas si mal. Lorsqu'il aperçut la personne qui espionnait son groupe, il nota qu'il ne l'avait encore jamais vu par ici, pourtant, son visage -du moins ce qu'il pouvait en voir- lui était étrangement familier. Il avait l'air jeune aussi. Ce n'était pas une cible, il n'avait peut-être aucune info à donner, il n'était donc pas nécessaire de sortir le grand jeu. Ki Kwang allait juste lui faire peur et essayer de savoir s'il savait quelques trucs. Ca pouvait passer le temps. Le garçon fut forcé de s'asseoir sur la chaise que Spider lui avait balancée. Le groupe Spider n'était pas connu pour être des tendres, autant, il ne fallait pas se douter que, même s'il ne projetait pas de le torturer, il n'allait pas ressortir de cette pièce comme après une bonne conversation autour d'un café bien chaud.

Après de longues secondes à épier sa victime, Spider commence la conversation. Son vis-à-vis ne manque pas de répondant, il fallait l'admettre. Ca promettait d'être amusant. En tout cas, il avait l'air assez informé sur les intentions de Spider, il venait d'abattre d'entrée de jeu la carte du "je te dirais rien, va crever". Bon, et bien Ki allait faire en sorte de changer ça. Lequel des deux risquaient de crever en premier de toute façon? Le destin était bien cruel, mais pas assez pour faire de Ki Kwang un tueur sanguinaire. La petite tentative de fuite du garçon changea malheureusement la donne. Il n'allait peut-être pas ressortir d'ici avec quelques bleus finalement. Spider n'aimait pas les fuyards. Du moins pas ceux qui arrivaient à s'enfuir vraiment, et dieu sait qu'aucune de ses cibles n'y était parvenue. Maintenant, il devait montrer l'exemple. En aucun cas, les gens ne devaient savoir que Spider se relâchait en laissant partir l'une de ses victimes en un seul morceau. Surtout une qui l'a provoqué! Il immobilisa donc le garçon au sol en lui écrasant la poitrine. Tout ça faisait monter l'adrénaline, c'était excitant de voir une proie se débattre, plus excitant que Ki Kwang ne l'aurait imaginé. Son petit côté sadique était en train de remonter à la surface, doucement, mais surement. Ca non plus il ne l'aurait jamais imaginé, lui qui, à l'époque, n'aurait pas fait de mal à une mouche. Peut-être était-ce parce qu'il était trop sage justement. Il avait besoin de ce grain de folie qu'il se refusait inconsciemment.

Toujours au-dessus de sa victime, Ki le fixa droit dans les yeux. Son regard était toujours aussi perturbant. Cette sensation de connaitre quelqu'un sans retrouver qui était insupportable. C'était bien la première fois que ça lui arrivait et il n'aimait pas ça du tout. Le garçon arbora ensuite une mine plus dure, plus froide. Il avait l'air déterminer à tenir tête à son bourreau. Là encore, Ki Kwang fut perturbé. Cette détermination lui rappelait son frère. En fait, ce garçon lui rappelait son frère. Ce timbre de voix, ce qu'il avait dit concernant le respect qui n'allait qu'à l'ainé et maintenant ce regard. Non, impossible, Ji Kwang ne pouvait pas être là, devant lui, il l'aurait tout de suite reconnu, même avec ce bonnet et ce masque. Il devenait juste parano, rien de plus. Dans un accès de violence, Ki Kwang saisit le garçon par le cou, le releva et l'envoya valser contre la table au fond de la pièce. Ce n'était pas son frère, il ne connaissait pas ce type, il ne pouvait pas le connaitre, il ne devait pas le connaitre. Repenser à son frère l'avait frustrer et pour se calmer, il asséna à sa victime deux coups, à la mâchoire et au ventre, laissant le garçon s'écraser au sol. Ki Kwang le regarda de haut d'un air glacial tendis que l'autre lui lança un regard furieux. Alors comme ça, il n'allait pas se laisser faire. Ca devenait de plus en plus intéressant. Et ça n'allait qu'en s'améliorant. Le garçon se releva rapidement et donna un violent coup de pied dans le visage de Ki Kwang, envoyant l'homme au sol. Ki avait eu le bon réflexe de poser sa main sur son visage dans sa chute, évitant ainsi de faire tomber ses lunettes. Ses acolytes réagirent presque instantanément, s'élançant vers le garçon pour lui faire passer l'envie de jouer au dur, mais Ki leva une main, les arrêtant net. Un mauvais sourire se dessina derrière son écharpe, sans trop se soucier de comment cette dernière était mise. Il posa une main sur son visage et fit craquer son cou à droite puis à gauche. Il avait frôlé le coup du lapin. Ca lui aurait plu, mais Ki avait la tête bien fixée, il lui en fallait plus pour être K.O.

Spider ne réagit pas lorsque sa victime le provoqua, du moins pas tout de suite. Était-il si pressé de mourir? Dommage pour lui, sa demande n'allait pas être satisfaite, cependant, il allait beaucoup souffrir, ça, c'était quasiment sûr. Ki Kwang se releva doucement, sans même regarder une seule fois son vis-à-vis. Ce n'est qu'une fois debout qu'il se tourna vers lui, de sa carrure la plus imposante possible. Au moins, Ki avait arrêté de se torturer l'esprit avec se visage si familier. Son regard se fit plus transperçant que jamais. Puis, en quelques secondes à peine, Ki attrapa de nouveau sa victime par le col et le poussa tellement fort sur la table qu'il l'allongea entièrement dessus, sans lâcher prise. Il monta lui aussi sur la table et se retrouva de nouveau accroupi près de lui.

- Tu veux vraiment savoir ce que le grand Spider sait faire?

Il rigola doucement, d'un rire malveillant et sadique. C'est dommage, Ki aurait bien répondu à sa requête, mais il était incapable de montrer l'étendue de son art dans ses conditions. Il allait cependant lui donner un petit aperçu de ce qui l'attendait si jamais il recroisait sa route. Et il commença par le soulever de nouveau, l'envoyant s'écraser contre la chaise sur laquelle le terroriste était assis quelque temps auparavant. Tomber d'une telle hauteur, ça devait faire mal. Ki Kwang descendit également de la table pour s'approcher doucement de sa victime.

- Malheureusement pour toi, je suis dans l'incapacité de te montrer l'étendue de mes capacités. De plus, tu n'es pas une cible et ce n'est pas un endroit adéquat pour ce genre de chose, mais crois-moi, je vais te donner en petit avant-goût de ce qu'il va t'arriver si je te revois un jour.

Arrivé à la hauteur de sa victime, Ki Kwang ramassa un pied de la chaise qui s'était brisée sous le poids du garçon. Il pointa la partie déchiquetée juste sous le menton du garçon et lui remonta légèrement la tête. Il avait l'air si calme mais il y avait toujours ce regard mauvais, sadique voir même amusé derrière ses lunettes de soleil. Il avait l'air d'un prédateur, un prédateur qui prenait plaisir à voir ses proies souffrir, qui aimait les dévorer vivantes.

- Saches que je n'oublie jamais un visage et ce n'est pas ton petit masque qui m'empêchera de te reconnaitre.

Ca ce n'était pas si sûr, il avait été incapable de reconnaitre la personne sous le masque, il n'était pas prêt de faire le lien entre ce type et son frère. Il était tenté de lui enlever son masque d'ailleurs, mais il se retint. Pourquoi? Si seulement il le savait lui-même. Il aurait aimé, mais, pour une raison qu'il ignorait, il en était tout simplement incapable. D'un geste rapide, il attrapa le morceau de chaise par le milieu et abattit le côté poli de l'objet sous le sternum de sa victime, point particulièrement sensible de l'anatomie. Alors qu'à la base, il n'était pas censé lui faire trop de mal, désormais, il n'allait pas se retenir.




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MessageSujet: Re: You were my Hero - - Ki Kwang   Ven 24 Juil - 21:40


Ji Kwang avait encore des images claires et nettes de son enfance. Il avait cette drôle d’impression que c’était si près et en même temps si loin. Comme s’il était encore jeune. Comme si ses souvenirs n’étaient pas si lointains. Comme si sa famille n’avait pas encore été déchirée. Pourtant, il lui suffisait de revenir un instant à la réalité pour se rendre compte que tout ça, tout ce qu’il avait de plus précieux, c’était de simples images dans un cerveau qui finirait par les oublier. Il avait bien quelques photos d’un passé pas si éloigné mais il n’avait pas vraiment l’envie de les regarder. Il n’y en avait qu’une qu’il gardait précieusement. Il l’avait toujours sur lui, dans son portefeuille dans la poche de avant de son jean. C’était une photo de sa famille quand Ji Kwang était un simple gamin pas plus haut qu’une chaise. Son frère et lui se tenaient au milieu de leurs parents. Ki Kwang semblait si calme et si sage, qu’à côté, Ji Kwang ne semblait pas tenir en place. Ils étaient de simples enfants dessus, pas plus de cinq années à leurs compteurs et pourtant dans leurs yeux brillaient mille aventures qu’ils avaient vécues. C’était la seule trace tangible que Ji gardait de sa famille et de son frère. Il ne souhaitait pas ébruiter l’existence de son aîné de peur qu’un curieux ne fasse un jour une découverte que Ji souhaitait faire lui-même.

Alors, Ji avait parcouru les rues sans jamais s’arrêter. C’était bien lui ça. Ne pas renoncer. C’est fou comme son monde pouvait tourner autour de la vie de son frère. Parfois il se demandait comment la vie de son frère tournait. Certainement pas autour de la sienne. Son frère avait disparu, volontairement ou non, mais il n’avait jamais repris contact. Alors, peut-être voulait-il oublier son passé. C’était alors égoïste de la part de Ji de vouloir le rechercher à tout prix non ? Peut-être. Mais Ji n’était pas sûr du pourquoi son frère était parti et tant qu’il ne saura pas, il ne s’arrêtera pas. Qu’importe que ses jours et ses nuits soient rythmés par un fantôme qu’il avait un jour appelé Hyung. Qu’importe que ses pensées et ses rêves soient hantés par le visage d’une personne qu’il considérait comme son héro. Il continuerait jusqu’au obtenir une réponse. Un point finale dans une histoire qu’il n’avait jamais voulu commencer. Une réponse à une question qu’il n’aurait jamais voulu poser. Ji voulait absolument savoir pourquoi. Il avait le sentiment que son frère était toujours en vie quelque part. Pas loin. Ici, dans cette ville semblant tomber en ruine. Alors, qu’importe combien de temps allait durer sa quête, qu’importe qu’il se considère comme fou, il n’arrêterait jamais.

Seulement, cette rencontre venait gâcher bons nombres de ses plans tout en lui amenant l’espoir d’informations tant recherchées. Ce Spider, il ne l’avait jamais vraiment vu. Mais à l’instant même où il avait vu cette silhouette, où il avait vu le contour de ce visage, il avait su que cette journée ne serait pas banale. Il avait cette boule au ventre lui criant que cette journée changerait bien des choses dans sa vie. Mais cette impression était loin d’être positive. Il avait envie de fuir et de rester à la fois. Il avait envie de rire et de pleurer en même temps. Il avait envie de comprendre et d’ignorer. Pourquoi se corps semblait si familier et étranger. Pourquoi son corps voulait se battre et abandonner. Il ne comprenait pas pourquoi l’indécision hantait son esprit. Il voulait comprendre pourquoi il n’arrivait pas à avoir un esprit clair pendant plus de cinq petites minutes. Quand Spider chuta au sol après son coup, Ji l’observa d’un air satisfait et observa du coin de l’œil les gorilles de l’homme prêt à se jeter sur lui. Mais, étrangement, Spider leur indiqua le contraire d’un signe de main. Il s’était relevé. Comme si son coup de pied ne lui avait fait aucun effet. Ji était pourtant un expert dans ce domaine. Mais l’homme semblait être fait de roc.

Il n’aurait sans doute jamais dû le provoquer. Mais Ji était si en colère… Toute sa peau criait la frustration. Son âme lui hurlait de riposter et de ne pas se laisser faire. Maintenant, totalement debout, Spider semblait si grand et lui si petit. Il avait cette sale impression de se retrouver dans une situation qu’il lui semblait si semblable aux moments où il se disputait avec son frère. Ki semblait si grand… Et lui si petit. Mais cet homme n’était et ne pouvait pas être Ki. Spider le poussa sur la table violemment et il se retrouva allongé. Ah… Ses côtes lui criaient au drame. Il l’observa monter sur la table à ses côtés et il scruta chacun de ses mouvements. Bizarrement, Ji resta docile. Comme un reflexe que son corps prenait inconsciemment. Voulait-il vraiment ce que Spider savait faire ? Non. Au fond de lui, ce n’était pas ce qu’il cherchait. Il ne répondit pas. Il ne répondrait pas à la négative mais il ne le provoquerait pas plus. Du moins, par pour l’instant. Spider le souleva et l’envoyer s’écraser lamentablement sur la chaise. Cette fois c’était sûr, son dos et ses côtes l’empêcheraient d’être entièrement actifs dans ses prochaines missions. Mais, Ji ferait mieux de s’inquiéter de son présent entre les mains de Spider que de son avenir.

Ah… Il ne comptait pas le tuer. C’était déjà une bonne chose. Plus un dans le compteur chance. Moins dix dans le compteur malchance quand Spider lui explication qu’il lui ferait goûter un avant goût. Il n’était pas une cible ? Tant mieux. Parce qu’avec toutes les foutues infos qu’il avait mis des mois et des années à acquérir, il était un petit indique à lui tout seul. Mais ça, Spider n’avait pas besoin de le savoir. Ji vit le terroriste prend un bout de la chaise briser le mettre sous son menton. Il planta ses yeux marron mais il ne vit rien à travers les lunettes de son vis à vis, juste son propre reflet. Bizarrement, de si prêt, une nouvelle fois, Ji Kang découvrit de nouveau les contours du visage de Spider. Son bras se leva légèrement, il avait tellement envie de retirer les lunettes du visage de l’homme. Mais il n’eut pas le temps de finir son geste que le pied de la chaise s’écrasa sur son sternum, faisait résonner dans toutes ses côtes. Ji retint un cri mais il gémit. Ça faisait un mal de chien.

« Parce que tu crois que tes petites menaces m’effraient ? »

Sa voix était comme cassée, déchirée par la douleur qu’il venait de subir. Il releva ses yeux vers le terroriste. Ses mains sur ses cuisses, il le serrait pour luter contre la douleur et l’envie de frapper l’homme sous ses yeux. Il prenait de petites inspirations saccadées et douloureuses mais il ne lâchait pas l’homme des yeux. Il ferma un instant les yeux. Il allait souffrir en présence de Spider. Alors il ferait également souffrir Spider. Balançant sa tête en arrière, il la releva rapidement pour donner un coup puissant sur la tête de Spider. Le terroriste recula et Ji Kwang pu se relever de la chaise. Il attrapa le dos de la chaise et la souleva dans les airs.

« Qui dit qu’on se reverra une prochaine fois ? J’aurai trouvé bien avant qui se cache sous tes lunettes et tu ne courras plus librement dans les rues de la ville. »

Ji leva brusquement la chaise pour la jeter sur Spider. L’action tira sur sa cage thoracique et lui arracha un cri de douleur. Mais il resta droit. Observant la chaise se briser sur le corps du terroriste pensant détailler l’homme pour trouver le plus d’informations sur son identité pour l’arrêter. Mais Ji n’arrêtera jamais cet homme. Même si les lunettes tombaient un jour, c’est justement le visage en dessous qui l’empêchera d’agir. Qu’importe ce que Ki aurait pu faire, Ji avait une fidélité sans nom pour celui qu’il avait toujours considéré comme un modèle.
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MessageSujet: Re: You were my Hero - - Ki Kwang   Lun 31 Aoû - 12:17


You were my Hero

JiJi & KiKi



Ki Kwang avait tout abandonné après son départ. Ses amis, sa famille, sa vie. Il n'était pourtant pas parti si loin que ça, mais il avait l'impression d'être à l'autre bout du monde. Il était parti sans rien. Connaissant sa mère, sa chambre devait être intacte. Il s'en voulait d'être parti sans rien dire, mais, même s'il n'était plus là, son coeur n'oublierait jamais d'où il vient. Sa place était à leur côté, à Incheon, c'était sa maison, son chez lui et ça le restera toujours, même s'il ne revenait jamais, même s'il mourait demain, ici, à Séoul, son coeur reviendrait toujours à Incheon, auprès de sa mère, de son père, de son frère et de tout ce qu'il avait toujours connu. De toute façon, comment se sentir chez soit dans un immeuble délabré et abandonné. Peu accueillant, inconfortable et horriblement froid et impersonnel. D'un côté, Ki Kwang regrettait sa chambre, ses affaires et tout ce qui faisait Ki Kwang. Ce Ki Kwang là n'était peut-être plus là en fin de compte, vu toutes les atrocités qu'il faisait subir à tous ces pauvres gens. La seule chose qui le faisait encore sentir humain, c'était la gourmette qu'il ne quittait jamais. C'était la gourmette de son frère, il lui avait pris lorsqu'il était encore tout bébé, il ne l'a jamais quitté depuis ce temps. C'était le seul souvenir qu'il avait apporté, une petite chaîne en argent avec les deux syllabes qui composaient le nom de Ji Kwang gravé sur la petite plaquette. Il la sentait en se moment même sous sa manche.

Enfin, ce qui était fait était fait, et, même s'il avait voulu une autre fin, même si décevoir les siens était la dernière chose qu'il voulait faire, aujourd'hui, il ne pouvait plus revenir en arrière. C'est pourquoi, il jouait son rôle de Spider jusqu'au bout. Aujourd'hui encore, il jouait ce rôle, et peu importe à quel point la personne qui se tenait devant lui le perturbait, le déstabilisait, il ne devait jamais quitter son rôle de Spider. Il avait cette irrésistible envie de lui arracher son masque, mais il se sentait tremblant comme une feuille à chaque fois qu'il imaginait le visage sous le masque. Il avait pourtant ces yeux, pourquoi ne les reconnaissait-il pas ? Si cet homme le troublait tant, c'était forcement à cause de quelque chose. Cette incapacité à mettre un nom sur des traits si familiers, Ki n'avait jamais connu cette sensation. Il l'expérimentait pour la première fois, et une chose était sur, il n'aimait vraiment pas ça. Mais il devait passer au-dessus de ça. Il devait être Spider et oubliait tout ce qui touchait à Ki Kwang, du moins ce qu'il en restait. Il n'arrivait pourtant pas à effacer ce trouble, l'image de son frère lui revenait toujours en mémoire. Et s'il était revenu à Séoul ? Il ne savait absolument pas comment lui expliquer cette disparition. Il avait tellement envie de le revoir, mais est-ce que lui arriverait à pardonner le lâche qu'était Ki ? Comment lui pardonner en même temps. Si seulement il avait le pouvoir de tout effacer, de remonter dans le temps, revenir à ce moment où tout allait bien. Il aurait dit à son meilleur ami de rentrer au lieu d'emprunter cette satané ruelle ce soir-là, et rien de tout ça ne serait arrivé, il n'aurait pas rencontré cet homme et il serait encore avec sa famille à couler des jours heureux. Comme quoi, la vie ne tient à pas grand chose, c'était l'effet papillon, à petites causes, grandes conséquences. C'était à cause de son insouciance de l'époque qu'il était là, à torturer un pauvre gosse. Erreur qui le hantera toute sa vie s'il venait à apprendre qui était ce gosse en question.

Il y était allé doucement au début, du moins il voulait y aller doucement, mais sa victime montrait des signes de résistance. Que fallait-il faire dans ces cas-là ? Il n'avait d'autre choix que de montrer qui il était, de se montrer digne de son horrible réputation. Même sans son matériel, il était capable de faire mal. Il aurait pu détruire ce gamin de l'intérieur, écorcher son esprit, le briser mentalement, mais il n'avait aucune information sur lui, il n'avait pas mené sa petite enquête. Sa victime avait de la chance, on se remettait plus difficilement d'une blessure mentale que d'une blessure physique. Du moins, la plupart du temps. Il allait devoir se contenter du physique pour le moment. Bizarrement, il y allait doucement avec lui, vu comme ça, ça n'avait pas l'air, mais ses acolytes, eux, voyaient bien la différence. Spider avait tendance à se montrer bien plus sadique avec ses cibles. Avec celle-ci, il se contentait juste de lui faire mal, pour lui donner une leçon. Cependant, ce qui rendait cette "séance" particulièrement intéressante, c'était cette hargne et cette énergie que mettait le garçon pour se défendre. Qui oserait frapper le grand et terrifiant Spider au visage ? Personne bien sûr. Pourtant, Ki Kwang n'était pas fait de pierre. Le coup que lui avait porter sa victime lui avait fait mal, d'où sa violente impulsion juste après. Il ne montrait pas sa douleur, on lui avait appris à ne pas la montrer. Son entraînement chez les terroristes n'avait pas été des plus tendre, il dut beaucoup s'entraîner avant de devenir cette montagne qui ne semblait craindre aucune douleur.

En tout cas, ce n'était pas la même chose du côté de sa victime. Le pauvre garçon semblait beaucoup souffrir, en silence, certes, et Ki admirait ça, mais il souffrait. Spider n'allait surement pas s'arrêter en si bon chemin, ça s'était sûr. Quoi que le garçon non plus apparemment. Il avait la rage se petit, et, même après un violent coup dans le sternum, il réussissait à provoquer le terroriste. Cette niaque lui rappelait son frère, grande gueule, toujours à provoquer même en position de faiblesse. Mais à ce niveau-là, ce n'était même plus provoquer, c'était carrément riposter. Le garçon eut la force de mettre un violent coup de boule à Spider, et même à se relever. Ki recula, gardant la tête en arrière tout en se tenant le nez. Et merde, voilà qu'il saignait. Heureusement que son écharpe cachait le sang, ça renforçait un peu plus le côté indestructible. Il réajusta son écharpe pour qu'elle évite au maximum d'être tâchée par le sang, ce qui n'était pas gagné vu qu'il avait une écorchure juste sur l'arrête du nez à cause de ses lunettes. Tant pis. En attendant, il n'avait même pas eu le temps de se remettre du choc que son adversaire, car on ne pouvait plus vraiment parler de victime à ce moment-là, lui balança l'autre chaise dessus. La dites chaise se brisa sur Spider qui s'écrasa au sol, surpris par l'attaque. Ses acolytes bouillaient d'impatience de régler son compte une bonne fois pour toutes à ce gosse prétentieux, mais les ordres étaient les ordres, Ki les avait arrêtés une fois, maintenant, ils devaient attendre son signal pour agir. C'est avec difficulté que le terroriste se remit sur ses deux jambes, respirant bruyamment. Était-ce à cause de la rage qui montait ou à cause d'un quelconque signe de douleur ? Ki Kwang était bien le seul à le savoir et il savait bien que la rage n'avait rien à voir avec ça. C'était excitant, vraiment. Il n'avait jamais eu de vrais combats, des combats où lui aussi saignait. Il n'avait fait que faire couler le sang pendant presque deux ans, aujourd'hui, il savait enfin ce que ça faisait de voir son sang goutter par terre. Bon, seul son nez saignait, mais c'était déjà un bon début. Et puis, dieu sait à quel point il méritait bien plus que cela. Après tout le mal qu'il avait fait.

Une fois remis sur ses jambes, Spider observa son vis-à-vis. Il ne se tenait plus aussi droit qu'avant, mais l'atmosphère était étrange, pesante. Encore plus lorsque Ki se mit à rire. Un rire plus bruyant, plus démentiel, comme s'il devenait fou. Il ne le devenait pas entièrement, mais l'adrénaline lui montait au cerveau.
- Tu penses m'arrêter ? Toi ? Il rigola encore, comme si on venait de lui faire une bonne blague. Mais dis-moi... T'es qui, toi ? T'es de la brigade ? Tu te prends pour superman ou quoi !? Tu sais combien de personnes ont essayé avant toi !? Des personnes bien plus importantes qu'un pauvre gamin comme toi !

Et, dans un geste rapide, il attrapa un morceau de la chaise qui s'était brisé sur son corps et le renvoya à son expéditeur avec toute la force qu'il avait. Il s'approcha de lui, l'air menacent. Il était sur le point de le frapper, violemment, mais il se stoppa. Encore cette silhouette. Il ne put s'empêcher de voir son frère à la place de ce garçon. Mais qu'est-ce qui lui arrivait à la fin ? Pourquoi son frère lui revenait sans arrêt à l'esprit ? A cause de cela, il resta un moment immobile, le poing levé, regardant sa victime comme un idiot. Il laissa ensuite tomber son bras et recula. Sa respiration était plus rapide, il était devenu bien moins terrifiant qu'au début, comme s'il abandonnait, comme s'il en avait fini avec tout ça. Ce n'était pourtant pas le cas. Il se contenta de regarder son vis-à-vis droit dans les yeux.
- Qui es-tu... ? Dis-le moi... Dis-moi qui tu es !

Il s'était emporté, il avait crié. Il ne supportait plus cette indécision, il avait besoin de mettre un nom sur la personne qui se tenait en face de lui. Il avait besoin de savoir, mais le voulait-il vraiment ? Nan, il ne voulait pas d'un nom, il voulait un nom de code, un surnom, ce que tous les terroristes, tous les brigadiers, tous les militaires avaient. Toutes les personnes qui devaient cacher leur identité en avaient un. Non, il n'était pas près à entendre la dure vérité, mais il avait besoin de savoir, besoin de savoir quelque chose, même la plus insignifiante. Il avait besoin de se rassurer, de se dire que ce n'était pas Ji Kwang sous ce masque, mais bien une autre personne. Ji Kwang n'était pas là, il ne pouvait pas être là, il était toujours à Incheon, c'était obligé. Il ne pouvait pas le suivre, il ne pouvait pas essayer de le retrouver, il ne devait pas. Qu'allait-il se passer sinon ? Son monde ne pouvait pas s'écrouler, pas comme ça, pas avant qu'il ait obtenu ce qu'il cherchait. Après ça, et seulement après ça, il pouvait mourir en paix. Il ne méritait pas qu'on s'inquiète pour lui, pas après tout le mal qu'il avait fait autour de lui. Il était préférable que ses proches le croient mort, ça leur éviterait de souffrir. Il ne supporterait pas de mourir en sachant qu'il a déçu son entourage, il ne le supporterait pas. Malheureusement pour lui, il allait surement blesser et décevoir la première personne sur cette terre qu'il voulait préserver de ce monstre qu'était Spider.




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You were my Hero - - Ki Kwang

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