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 Alea Jacta Est {Luli}

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MessageSujet: Alea Jacta Est {Luli}   Ven 10 Avr - 16:51


Concentré. Il était définitivement concentré, fixant cette  cette proie qui ne cessait de crier et de lui tourner autour. Ren, la tête levée en direction de sa cible, observait cette dernière. Tout était prêt. Les bras en position, l'arc tendu. Il n'avait plus qu'à décocher sa flèche. Mais il attendait,comme il savait si bien le faire. C'est au moment le plus inopportun qu'il relâcha la pression de son arc et que la flèche s'élança dans les airs pour venir transpercer un volatile en plein vol. La pauvre bête avait simplement eu le temps de déployer une dernière fois ses ailes avant que le Japonais ne vienne lui ôter sa vie. Pourquoi ? Parce que Ren avait pris pour habitude de s'exercer sur des animaux. Les animaux ne sachant pas quand ils allaient mourir étaient à assez compliqués à chasser. Mais l'avantage : ils ne se cachaient pas et ne se défendaient pas.

Tirer à l'arc. Il avait toujours aimé ça. Petite passion qui s'était vite transformée en obsession. Puis plus tard le katana. Art qu'il maitrisait plutôt bien. Seul la mitraillette lui faisait encore défaut. Il fallait qu'il s'entraîne. Et c'est ainsi que tous les jours il quittait son logement pour se consacrer à une heure d'entraînement intensif en plus de quelques missions dont Tao le chargeait. Ses cibles ? Tout ce qu'il trouvait. Il avait pour habitude de travailler seul. C'était à la foi une bonne qualité mais peut-être son plus gros défaut. Toujours seul depuis petit. Il avait carrément été qualifié de sociopathe par certains. C'était un peu ce qu'il avait toujours été au fond. Même la mort de toute sa famille ainsi que son premier meurtre n'avaient pas réussi à le rendre plus social. Au contraire, cela avait engendré un meurtrier ayant simplement perdu la quasi-totalité de son humanité.

Tuer une trentaine de personnes à coup de flèches et de sabre japonais ne lui infligea aucun remord. Il faisait ça pour une bonne cause. Quel en était l'intérêt ? Quelle en était la morale ? Il n'y en avait aucuns. Il l'avait fait car il devait le faire. Toutefois il n'avait pas réussi à éradiquer tout le clan. Il avait laissé en vie Luli. Pourquoi ? Une histoire compliquée. Depuis, il l'avait pris en otage. Il essayait d'extraire en elle tout ce qu'elle pouvait lui apporter. Il l'exploitait,la violentait, la maltraitait. Et par dessus tout : il se l'appropriait. Elle était sienne et il ne lui autorisait presque rien. Il décidait. Constamment. Il la rendait folle et il en était bien conscient. Luli avait bien essayé de le tuer une fois mais elle n'avait pas été assez discrète. Après tout c'est sans doute ce qu'il méritait la mort. Mais tout vient à point à qui sait attendre. Et Ren ne raisonnait que de cette manière. L'attente. Il évoluait au sein d'un groupe de terroriste, faisait ce qu'on lui demandait mais il attendait. Il attendait le jour-j. Le jour où tout exploserait. Le jour où lui, Serizawa Ren ferait tout exploser.

*

Après avoir judicieusement caché la dépouille du volatile dans une poubelle, Ren reprit son chemin pour rentrer chez lui. Il n'utilisait pas la voiture pour ne pas se faire trop remarquer. Bien qu'il déteste les transports en commun c'est ce qu'il utilisait. Autant dire qu'il n'était pas très discret en se baladant avec un arc dans les mains mais il savait cacher ses affaires. Et surtout : il agissait naturellement. Car après tout, ce qu'il faisait était naturel. Il n'avait pas peur. Et là était sans doute la différence entre les personnes qui se faisaient attraper et lui. Il n'avait peur de rien. Après tout, que pouvait craindre quelqu'un qui n'avait même pas peur de la mort ?

Lorsqu'il arriva devant la porte de son appartement, Ren glissa la clé dans la serrure et tourna. Mais la porte s'ouvrit d'un coup. Il fronça les sourcils. Ils tournaient toujours à double tour ordinairement. La première chose que le Japonais fit, fut d'aller voir où se trouvait Luli. Bien qu'il ne la laissait pas sortir sans son autorisation, il ne l'empêchait pas de se balader dans le 50 mètres carré qu'ils partageaient. «Luli ? » lança-t-il en inspectant le logement. Elle n'était nulle part. Il déglutit puis se racla la gorge. Il allait la tuer. Où est-ce que cette idiote interdite de sortie avait bien pu aller ? Ce n'était pas pour rien s'il ne lui laissait aucun droit. Ni le droit de sortir, ni celui de lire, ni celui de communiquer ne serait-ce qu'avec un portable. Il lui interdisait toute réflexion. Il ne voulait pas qu'elle pense. Il ne voulait pas qu'elle se rebelle et qu'elle réitère son geste. Il était en position de force. Et de toute façon lui et elle savaient très bien comment elle allait finir. Lorsqu'elle n'aurait plus rien à donner, lorsqu'elle ne lui serait plus utile, là, il mettrait fin à son calvaire.

Maintenant il ne lui restait plus qu'à attendre qu'elle revienne. Elle avait sans doute fuit mais tous ses vêtements étaient encore place. Rien n'avait bougé. Tout était comme ce matin lorsqu'il était parti. Hormis ce papier qu'il tenait désormais dans les mains. Un papier rédigé par Tao en personne. Froissant le papier dans sa main il attrapa ses clés et sorti de chez lui. S'il n'allait pas trouvé de réponse ici, il allait directement voir Tao. Et puis comment cette garce avait pu avoir les double des clés ? Il les cachait toujours dans un lieu sûr. Ren après être sorti de chez lui longea le couloir du sixième étage pour rejoindre l'ascenseur. Les voisins, d'une nature calme ne se doutaient clairement pas du remue ménage qu'il pouvait se passer derrière la porte numéro 67. Au pire, ils auraient pu prendre Luli et Ren pour un couple, dont la femme se faisait battre. Car c'était presque ce qu'ils étaient.

Appuyant sur le bouton de l'ascenseur, Ren pris son portable pour checker ses messages.  Rien de nouveau de la part de Tao. Rien de nouveau nulle part. Tout ça n'était pas normal.  Puis finalement l'ascenseur arriva, les portes sonnèrent avant d'ouvrir et lorsque le jeune terroriste releva la tête elle était là. Se tenant debout dans la cabine, ne se doutant certainement pas qu'elle allait tomber sur lui. Le jeune homme fût tout aussi surpris. Jubilant bien qu'il soit agacé. Il la fusilla du regard avant de lui adresser une esquisse de sourire qui se voulait plus malsaine qu'autre chose. Avant que les portes ne se referme il attrapa violemment le bras de la jeune Mongole et la tira vers lui. «Ça tombe bien que tu sois là, je t'attendais. Tu vas pouvoir sagement m'expliquer ce que tu foutais dehors »
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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est {Luli}   Sam 11 Avr - 22:12


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Panique totale, ton coeur palpite bien trop fort à ton goût, ça fait mal et ça résonne partout dans ton corps, n'épargnant pas tes côtes meurtries. T'es en retard. Ou plus concrètement, tu vas arriver alors qu'il sera déjà à l'appartement, Ren. T'avais pas prévu que la minuscule mission que Tao t'avais donné prendrait autant de temps. Pourtant t'avais pas grand chose à faire, juste transmettre un message à l'un des manitous de la mafia coréenne. Pourquoi toi? Alors que tu ne représentes rien dans l'organisation terroriste et même en tant qu'humaine. Mais ce manitou aime les jeunes femmes, particulièrement les chinoises et le chef de Kérès en a marre de voir que tu ne sers à rien et que tu vis "gratuitement" sous le toit d'un terroristes sans être fructueuse. Quand t'es allée le voir, le mec a déchanté tout simplement parce que tu n'étais pas vêtue comme il aimait. Mais en ce moment t'as pas le choix, Ren a tellement amoché tes jambes qu'elles ne peuvent être montrées et ton ventre lui aussi n'est pas apte à être vu! Comment une mission peut-être presque foirer pour une histoire de tenue vestimentaire? Tout cela te sidère mais pas plus que le fait que tu ne te sois pas enfuie alors que tu en avais l'occasion pendant que Sang Hoon t'as laissé quelques minutes seule. T'es pathétique quand même. Tu devrais t'en foutre, tenter le tout pour le tout. Après tout, qui te dit qu'il te retrouverait s'il te cherchait? Ou bien même qu'il te chercherait si tu t'enfuyais? Mais cette deuxième option t'agaces et te vexes. Pourquoi t'aurait-il séquestrée si c'est pour s'en foutre si tu te casses? Ne tient-il pas à toi dans un certain sens? Faut arrêter de te faire des films. Déjà, le mec est un sociopathe, et à penser de la sorte, tu te fais peur.

Te voilà enfin arrivée devant ton immeuble. Ta peur mais tu trouves quand même le courage de prendre l'ascenseur pour rejoindre son appartement. Pendant la montée, tu t'appuies contre l'un des coin de la machine et tu soupires. Tu sais déjà tout ce qui va se passer, tu sais que tu ne mourras pas et ça, ça te fais rire. Quel connard. Il sait bien y faire, pour te faire sombrer sans te tuer. Prend-il plaisir à tout cela? Plus ça monte, plus te te sens mal, t'as envie de t'écraser. Limite de te frapper toi-même histoire qu'il abandonne cette idée, utopie, idéal, tu te fais trop d'espoir, de faux espoirs.

Les portes s'ouvrent et la vanne de tes larmes aussi, larmes que tu stoppes à temps parce que ta fierté t'empêche de tout évacuer comme ça et parce que t'as raison te dit bien que ce serait idiot de te laisser aller devant lui, cela ne lui donnerait qu'un prétexte de plus pour s'en prendre à toi. Ren est là, en face de toi et tu sais plus comment réagir. Son regard te glace et machinalement tu baisses la tête, comme un bon chien battu le ferait, docile que tu es. Surprise, tu gémis à l'emprise qu'il maintient sur ton bras et te laisses traîner vers lui. N'est-il réellement pas au courant? A quoi joue-t-il? Dans un japonais approximatif, tu réponds alors:  «Tao m'a envoyé quelque part, il a dû te le dire! Tu... » Tu hésites mais cela te fais bien trop mal. «Tu appuies trop fort... »






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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est {Luli}   Dim 17 Mai - 16:32


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Tout aurait peut-être été plus simple si la famille de Ren n'avait pas été tuée. Peut-être aurait-il vécu une jeunesse sans le moindre ami et sans le moindre sentiment pour sa famille mais, il ne serait certainement pas devenu le monstre d'aujourd'hui. Oui, Serizawa Ren était bel et bien un monstre. Un monstre avec elle, un monstre avec toutes ses autres victimes, et surtout un monstre avec lui-même. Il s'en voulait souvent d'être encore en vie. Non pas qu'il aurait voulu rejoindre ses parents mais toutefois, il ne s'était jamais plus ici, sur Terre. Petit, lorsqu'on lui demandait où il aimerait vivre plus tard, il répondait simplement «ailleurs ». C'était d'ailleurs l'une des rares questions auxquelles il daignait répondre. Ce Ren, il en avait vu des psychologues et médecins en tout genre. Soit-disant qu'il était en manque d'affect. Soit disant qu'il était totalement différent de la cellule familiale dans laquelle il avait évolué. Son père avait même pendant un moment, soupçonné que ce fils n'était pas de lui. Bien entendu. C'était connu, la mère de Ren l'avait trompé avec le diable. Le diable en personne oui, pour créer cet être perfide, délaissé, évoluant seul. Le diablotin, l'autiste, le bizarre, oh il en avait eu des surnoms. Des tas même. Pas un seul qui le qualifiait réellement. Si les médecins avaient été sincères avec lui ils l'auraient sans doute qualifié de « futur psychopathe à interner dans les plus brefs délais »

La seule personne qui à l'heure qu'il est, pouvait réellement décrire le Japonais en un mot, était Luli. Et encore, pas sûr qu'elle sache bien le faire. C'est qu'elle devait être perdue. A force qu'il la maltraite physiquement et mentalement. Sans doute que c'était le mental qui devait le plus l'atteindre. Etre prise en otage pendant des mois et des mois. Sans savoir pourquoi on est là, sans savoir connaître les intentions du jeune homme. Peut-être qu'elle aurait compris plus facilement, si un soir il avait osé goûter sa chair rien qu'une fois. Mais non. Ren n'était pas comme ça. Ren voulait lui faire mal, tout simplement. Et le plaisir de la chair n'était en rien quelque chose qui pouvait faire mal. C'était lui faire plaisir gratuitement. Alors que cette fille méritait simplement de mourir. S'il ne l'avait pas fait, ce n'est pas qu'il en avait pas les moyens, c'est juste qu'il avait encore besoin d'elle. Pour un petit moment encore.

Donc comme ça Tao l'avait réquisitionnée pour l'emmener faire je ne sais quoi ? Bien. Très bien même. Apparemment elle ne comprenait pas ce que la phrase «Tu ne sors pas d'ici sans mon autorisation » signifiait. Certes Tao avait hiérarchiquement plus de pouvoir que Ren, mais concernant son otage, la hiérarchie il s'en foutait littéralement. Certes il n'allait pas aller voir Tao et le défier. C'était beaucoup trop risqué. Il n'avait pas peur de Tao, mais il savait que son chef était tout aussi barge que lui. Et qu'il ne se priverait pas pour le remettre à sa place comme il faut. Quoi qu'il en soit, puisqu'il ne pouvait rien dire à son chef, c'est donc la demoiselle qui prendrait. Comme d'habitude. Il ne supportait pas que son otage lui échappe. Elle était devenue comme sa proie. Comme le bout de viande d'un lion qui refuserait de le partager avec le reste de la tribu.

Ainsi donc, après l'avoir trouvé par hasard dans l'ascenseur, le nippon tira la jeune femme par le bras, tenant son poignet le plus fort possible. Lorsque la demoiselle lui fit comprendre qu'elle avait mal, il ne se gena pas pour serrer encore un peu plus son poignet. Dès qu'ils furent à l'intérieur de l'appartement il défit l'emprise qu'il avait sur son bras tout en la poussant violemment. Il n'en avait que faire si elle tombait ou qu'elle se prenait l'armoire d'en face. «Tao il est rien. Ok ? Tao n'est strictement rien à tes yeux. Je ne veux pas entendre parler de lui. Ni de personne » lui dit-il en refermant la porte derrière lui, cette fois à double tour pour ne pas qu'elle sorte. «Dans ta putain de vie il n'y a plus personne ok ? » ajouta-t-il un sourire presque sadique aux lèvres. « Sauf moi. Alors quand y a un truc. C'est moi que tu viens voir. Et si tu n'as pas mon autorisation, tu ne fais rien...Tu piges ? » lui demanda-t-il en l'attrapant soudainement par son haut pour venir la plaquer contre un mur. « Est-ce que tu piges ? » prononça-t-il une nouvelle fois pour être sûr qu'elle avait bien compris. Il la regardait dans les yeux d'un regard noir. Il ne supportait pas qu'elle s'en aille. Il ne supportait pas que Tao puisse lui demander des choses alors qu'elle n'était qu'une moins que rien. Mais surtout parce qu'elle était à lui. Elle était son otage. C'était donc lui qui décidait tout droit de vie ou de mort sur cette fille. C'est lui qui décidait si oui ou non elle sortait, si elle parlait, si elle dormait. La seule chose pour laquelle il n'avait pas encore réussi c'était concernant ses pensées. Non il ne pouvait pas encore contrôler ses pensées mais il comptait bien le faire. «Maintenant tu m'expliques ce que tu foutais dehors »


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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est {Luli}   Lun 1 Juin - 16:56


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Pourquoi t'es encore en vie? Y a tellement de choses dans ce putain d'appartement qui t'aiderait à crever alors pourquoi tu les utilises pas? Pourquoi t'en encore une conne d'optimiste. Tu oses te dire sans espoir alors que jour après jour tu ne fais que rêver au jour où tu sortiras de cet enfer. T'es une sacrée hypocrite, une putain de lâche, une grosse trouillarde qui n'admet pas la vérité même quand une gentille infirmière nous la sort en pleine face. On dit des gens qui s'enfuient qu'ils sont lâches mais toi t'es quoi du coup? On peut appeler ça d'être courageuse quand on n'ose pas sortir de la tanière du loup, quand on préfère se faire dévorer par le démon? C'toi la lâche, c'toi la trouillarde et tout ça justement parce que tu n'oses pas t'enfuir. C'est balot, c'est con, c'est le comble. Après, t'es quand même sacrément persévérante et plutôt résistante. Ca fait combien de temps qu'il t'a en gage, ce bâtard? Un an? Deux ans? Tu sais plus trop hein, mais t'es toujours en vie. Comme une vermine merdique qui s'accroche aux basques de ce mec. Quoi? Tu sais même plus si tu le hais ou si tu l'aimes. Comment tu peux aimer être rabaissée? Non, en fait t'aimes pas ça, tu détestes ça. Mais c'est le seul qui s'occupe de toi, même si sa manière n'est ni conventionnelle ni plaisante. Et quoi? Dehors tu crois qu'on va t'oublier? Ca va être le cas, sauf si tu te montres au monde, que tu t'ouvres à celui-ci et que tu tentes de reprendre une vie normale. Mais pour ça faut dégager et mieux, il faut le tuer. Tuer Ren, t'en es pas capable hein... Mais, mais, Sang Hoon, lui... Lui il pourrait, non? Non! Tu lui demanderas jamais. Ta confiance, tu l'offres plus à quelqu'un et même si ce mec est gentil avec toi, tu peux pas, tu peux pas te permettre de lui faire confiance. Après tout, il vend de la chaire humaine lui, c'est aussi un terroriste et qui sait ce qu'il peut faire de toi après avoir tuer Ren. Non, limite, tu fais plus confiance à Ren qu'à n'importe qui d'autres, et ça... tu ne peux ni le nier, ni l'admettre, ça te donne envie de vomir.

Là t'as vraiment trop mal, tellement mal que tu ne peux retenir un cri de douleur et tu n'es plus capable de retenir tes larmes. T'es pathétique comme ça, le poignet réduit, le dos meurtri une fois de plus alors que propulsée contre l'armoire de la pièce. Mais merde, t'en as marre de te laisser faire et puis s'il faut avoir mal, autant le faire pour l'avoir mérité. Mais quand as-tu déjà mérité le traitement que Ren t'inflige quotidiennement? Jamais et c'est injuste. T'as envie de le provoquer, t'as envie de l'énerver et tu sais comment le toucher parce que de jour en jour, tu le connais de plus en plus. «Tao il est plus haut que toi, il inspire la crainte et le respect, il est beau et s'il me donne encore des ordres, j'y obéirai, parce qu'il a pas ta sale gueule et parce que c'est Tao, ça suffit amplement, toi t'es juste Ren, un japonais minable qu'est tellement lâche qu'il s'en prend à une donzelle. » T'attends le gifle, le poing, le kick, le katana, tout, t'attends l'heure de ta mort, de ta délivrance, tu l'espères. Tu le regardes avec un air effrontée. Tu veux lui montrer que tu seras jamais à lui, que tu lui appartiens pas même toi-même t'en doutes. T'as mal et t'en chies pour respirer convenablement, ces situations deviennent vraiment pénibles au fur et à mesure que le temps passe. «J't'ai dit, une mission pour Tao, délivrer un message, voilà.»






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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est {Luli}   Jeu 11 Juin - 13:37


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Tout n'était que foutaise. Cette fille était simplement devenue folle. Comment pouvait-elle se permettre de lui dire des choses pareilles ? Ah lui. Lui Serizawa Ren. Le seul homme qui à l'heure d'aujourd'hui avait un droit de vie ou de mort sur elle. Comment pouvait-elle se rebeller contre lui ? Depuis bientôt deux ans il la maintenait en captivité. Elle avait certes essayé de s'échapper plusieurs fois, mais elle était revenue au point de départ. Etre captive de Ren, revenait à être enterrée vivante. Cela n'aurait jamais étonné le terroriste que la Mongole finisse par se suicider. Elle aurait très bien pu le faire. Elle avait un arc, un katana et même une mitraillette à disposition. Et c'était sans compter sur les quelques autres armes que le jeune homme cachait dans sa chambre. Pourtant elle ne faisait rien. Alors il continuait. Elle était sans doute morte psychologiquement, mais physiquement elle était encore là, et c'est ce qui l'incitait à continuer son jeu pervers. Ce jeu vicieux qui empêchait la jeune femme d'agir comme elle voulait. Une prison. Elle était bien dans une prison. La pire des prisons, car elle n'avait même pas de famille qui lui rendrait visite. Ahah non. Plus maintenant. Plus depuis qu'il avait assassiné tout le monde sous son nez. Et il ne le regrettait définitivement. Il devait le faire, selon-lui.

Encore étonnant que le Japonais n'ait pas été recherché par la police. C'est que le jeune homme avait plusieurs carte d'identités. Dérobées ici et là, histoire de ne pas trop se faire prendre non plus. Au japon, il n'y reviendrait pas. Pas maintenant. Son vrai nom, il ne le donnait qu'aux terroristes et à Luli. Luli qui au passage était très certainement la seule présence féminine qu'il arrivait à supporter. Et supporter était un grand mot. S'il avait pu la tuer il l'aurait fait. Il l'aurait fait ce jour où il avait assassiné toute sa famille. Mais à l'heure qu'il est, il se disait que la prendre en otage était le meilleur choix qu'il ait pu faire. Il n'était de cette manière, pas totalement seul, il avait le pouvoir sur quelqu'un, à défaut de ne pouvoir en avoir sur cet idiot de Tao, et il pouvait se servir de cette fille comme sorte de bouclier. Après tout, elle était comme rentrée dans les rangs du groupe. Certes, elle ne restait qu'un otage mais tout ce qu'elle faisait, elle le faisait sous les ordres du groupe, et au profit du groupe. La libérer était donc devenu impensable. Libérer une fille qui connaissait presque trois langues et qui avait vécu près de deux ans au sein d'un groupe de terroriste ? Jamais. Elle en savait trop. Et les personnes qui en savaient trop on finissait par les tuer. C'était ce petit droit que Ren se réservait. Il comptait la tuer. Pas maintenant. Il la tuerait au moment venu. Si lui même n'était pas heureux pourquoi se réserverait-il le droit de laisser quelqu'un l'être ? Comportement égoïste. Soit. C'était comme ça qu'il avait toujours vécu.

Les paroles que la captive lançait à travers champs sans interruption, eurent l'effet escompté. Elle voulait l'énerver. En plein dans le mille. C'était réussi. A peine eu-t-elle terminé son speech qu'il lui assena une gifle assez forte pour que la demoiselle finisse par terre. Non en réalité ce n'était pas réellement une gifle. Il venait juste de la frapper. Sans plus attendre il lui donna un second coup. Celui-ci un peu plus fort que l'autre. Il lui aurait même donné des coups de pieds mais aujourd'hui il préférait s'amuser avec ses mains. Il l'assassinait du regard. Il avait toujours un petit canif dans sa poche de jean arrière qu'il aurait pu sortir pour lui transpercer la gorge mais il préféra simplement resserrer gentiment ses deux mains sur son cou, afin de l'étouffer un peu. « Écoute moi bien petite conne. La prochaine fois que j'entends le nom Tao sortir de ta bouche tu vas réellement le regretter. Alors ne t'avise plus jamais, et je dis bien plus jamais de parler de lui ou de penser à lui, en ma présence, c'est clair ? » lui dit-il en resserrant une dernière fois ses mains avant de la lâcher brusquement, laissant la tête de la jeune femme retomber au sol. Il se tenait à présent debout devant elle. Elle avait l'air d'avoir mal et tant mieux. Un léger sourire aux lèvres, il appuya finalement avec son pied sur le ventre de l'otage, y mettant presque tout son poids. « ça c'est pour m'avoir comparé à cet abruti de chinois ».



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MessageSujet: Re: Alea Jacta Est {Luli}   Jeu 9 Juil - 14:38


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T'en peux plus, ton visage devient multicolore et hésite entre le bleu et le rouge en couleur dominante. Les mains qui serrent ton cou, tu les juges inefficaces ou alors sadiques. T'aurais préféré qu'elles rompent ta nuque, que tu crèves sur le coup, plutôt que de suffoquer comme tu le fais là maintenant. T'as pas le droit de regretter, c'toi qui l'a cherché, la colère de Ren. Tu savais comment il allait réagir. Et en fait, ça t'énerve encore plus. T'as pas envie de fermer ta gueule, tu veux le rendre fou, au point de non-retour, celui où il te tuera. Tu sais qu'il veut pas être seul, ça sera ta vengeance. Parce que tu le sais très bien, que même s'il trouve quelqu'un après toi, cette personne survivra pas aussi longtemps que toi et Ren se retrouvera en seule compagnie de la solitude alors que toi t'auras rejoint ta famille. Que tu habiteras le corps d'un aigle ou d'un cheval et que tu parcourras les plaines vides et infinies de la steppe Mongole. Une fois ton cou délivré, tu recherches désespérément de l'air mais ta gorge brûle, ta main se pose dessus, c'est trop douloureux. T'en as pas fini, d'en baver. Ren te marche dessus et ça n'est pas une image, c'est bien réel. Ton souffle se coupe une nouvelle fois, ta gorge défoncée ne laisse qu'un très étroit accès pour que l'air passe dans ton corps. Et puis merde, qu'il te bute. « Parce que tu sais lire dans les pensées maintenant? » Va te faire foutre. Voilà ce que tu penses et que tu tentes de faire passer à travers ton regard. Tu te calmes cependant de suite, t'as plus de forces, ta tête te fais mal et tu sens ton corps perdre de sa vitalité, ton regard se brouille et ta vision devient floue, tu commences peu à peu à perdre connaissance.





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